05.04.2010

"Nébula" le nouveau roman de Jean-Marc RIVET

Une jeune femme confie à son journal les souvenirs dont elle ponce régulièrement le souvenir dans son cerveau pour tenter de les oublier, une jeune femme étrange, tantôt odieuse, tantôt attachante, mais dont la façon de voir les choses et de les dire, sa façon à elle, sa façon si singulière, fait de ce roman une sorte de météorite, un corps à corps avec des questions déroutantes, un incessant ballet de mots, d’images, de pensées et de mythes.

Difficile de rendre compte de « Nébula » dans une chronique tant il y aurait à dire. Jean-Marc RIVET avait commis certains romans, les premiers Norifumi,  dont je trouvais l’intérêt limité, puis son style avait décollé pour arriver sur des rivages contestables, mais qui devenaient intéressants. Cette fois, ce livre m’a enthousiasmée. Les mauvaises langues diront que c’est parce que les rivages sur lesquels il a accosté ne sont plus ceux de la science-fiction, un genre auquel, je l’avoue, je n’ai jamais « accroché »,  mais je crois surtout qu’avec « Nébula », Jean Marc RIVET parvient enfin avec un seul personnage, et en peu de pages, à décrire un monde, une quête, une quête d'absolu, un questionnement sur ce que signifie « être en vie », doublé d'une quête de soi, de sa propre place dans l'univers… et qu’il est parvenu à rendre le tout lisible et accessible. Constamment inventive et passionnante, « Nébula » tient selon les préférences de chacun du roman philosophique, du roman d'apprentissage, du récit de voyage ou du polar… mais ces distinctions n'ont aucune importance. Au-delà de tout, c’est la forme qui  mérite qu'on s'y attarde, avec ce goût prononcé de l'auteur pour les mots, les jeux orthographiques, la calligraphie, la poésie… La ponctuation elle-même est mise à contribution et permet à Jean-Marc RIVET d'exprimer le mode de pensée de son héroïne. L’ensemble créé un dynamisme tourbillonnant d'une exceptionnelle fluidité.

« Nébula » est une rafale de lettres et de signes qui s'organisent en phrases. Et ces phrases tissent entre elles des interactions d'autant plus superbes que ce travail sur l'écrit est accessible à tous.

Mouvement, vitesse, fluidité, changement. Il y a dans la vie de « Nébula » des sortes de perturbations atmosphériques locales aux effets très divers. « Se poncer le cerveau » comme elle dit devient chez elle une science complexe et pleine de surprises, une musique fluide et colorée, une musique qui fait jaillir les images de cet extraordinaire et si savoureux roman, un de ces rares ouvrages qu'on se promet de relire. Jean Marc RIVET est devenu un écrivain.

« Au début, les mots que j’utilise sont sans liaison. Je me dis enregistrer, respirer… comme si j’allais oublier. Et puis j’ouvre les yeux. Je suis dans une pièce vide, j’ai la mémoire poncée. Mon nom… Nébula. Je sais mon nom et où je suis, dans quelle ville. Au bout de dix secondes je suis déjà en train d’empiler. Enregistrer, respirer… j’ai l’impression d’être légère. Pas comme il y a sept heures. Quand je suis entrée dans cette chambre, je me traînais.

Je connais mon nom et celui de ma maladie. Je suis hypermnésique. Au lieu de fixer le plafond, si j’accroche un reflet, rien que l’emballage d’un médicament, mauvaise pioche, ma mémoire ne l’effacera jamais. Masse molaire, masse volumique, température de fusion... les gens pensent aspirine et moi je récite masse, fusion, vaporisation.

Vaporisation. Tout ce qui passe devant mes yeux, je l’enregistre.

Enregistrer, respirer. J’enregistre comme je respire. Sans y penser. »

 

Sylvie Mallard

Le Soir 24/03/2010

"Nébula" de Jean-Marc RIVET

Une jeune femme confie à son journal les souvenirs dont elle ponce régulièrement le souvenir dans son cerveau pour tenter de les oublier, une jeune femme étrange, tantôt odieuse, tantôt attachante, mais dont la façon de voir les choses et de les dire, sa façon à elle, sa façon si singulière, fait de ce roman une sorte de météorite, un corps à corps avec des questions déroutantes, un incessant ballet de mots, d’images, de pensées et de mythes.

Difficile de rendre compte de « Nébula » dans une chronique tant il y aurait à dire. Jean-Marc RIVET avait commis certains romans, les premiers Norifumi,  dont je trouvais l’intérêt limité, puis son style avait décollé pour arriver sur des rivages contestables, mais qui devenaient intéressants. Cette fois, ce livre m’a enthousiasmée. Les mauvaises langues diront que c’est parce que les rivages sur lesquels il a accosté ne sont plus ceux de la science-fiction, un genre auquel, je l’avoue, je n’ai jamais « accroché »,  mais je crois surtout qu’avec « Nébula », Jean Marc RIVET parvient enfin avec un seul personnage, et en peu de pages, à décrire un monde, une quête, une quête d'absolu, un questionnement sur ce que signifie « être en vie », doublé d'une quête de soi, de sa propre place dans l'univers… et qu’il est parvenu à rendre le tout lisible et accessible. Constamment inventive et passionnante, « Nébula » tient selon les préférences de chacun du roman philosophique, du roman d'apprentissage, du récit de voyage ou du polar… mais ces distinctions n'ont aucune importance. Au-delà de tout, c’est la forme qui  mérite qu'on s'y attarde, avec ce goût prononcé de l'auteur pour les mots, les jeux orthographiques, la calligraphie, la poésie… La ponctuation elle-même est mise à contribution et permet à Jean-Marc RIVET d'exprimer le mode de pensée de son héroïne. L’ensemble créé un dynamisme tourbillonnant d'une exceptionnelle fluidité.

« Nébula » est une rafale de lettres et de signes qui s'organisent en phrases. Et ces phrases tissent entre elles des interactions d'autant plus superbes que ce travail sur l'écrit est accessible à tous.

Mouvement, vitesse, fluidité, changement. Il y a dans la vie de « Nébula » des sortes de perturbations atmosphériques locales aux effets très divers. « Se poncer le cerveau » comme elle dit devient chez elle une science complexe et pleine de surprises, une musique fluide et colorée, une musique qui fait jaillir les images de cet extraordinaire et si savoureux roman, un de ces rares ouvrages qu'on se promet de relire. Jean Marc RIVET est devenu un écrivain.

« Au début, les mots que j’utilise sont sans liaison. Je me dis enregistrer, respirer… comme si j’allais oublier. Et puis j’ouvre les yeux. Je suis dans une pièce vide, j’ai la mémoire poncée. Mon nom… Nébula. Je sais mon nom et où je suis, dans quelle ville. Au bout de dix secondes je suis déjà en train d’empiler. Enregistrer, respirer… j’ai l’impression d’être légère. Pas comme il y a sept heures. Quand je suis entrée dans cette chambre, je me traînais.

Je connais mon nom et celui de ma maladie. Je suis hypermnésique. Au lieu de fixer le plafond, si j’accroche un reflet, rien que l’emballage d’un médicament, mauvaise pioche, ma mémoire ne l’effacera jamais. Masse molaire, masse volumique, température de fusion... les gens pensent aspirine et moi je récite masse, fusion, vaporisation.

Vaporisation. Tout ce qui passe devant mes yeux, je l’enregistre.

Enregistrer, respirer. J’enregistre comme je respire. Sans y penser. »

 

Sylvie Mallard

Le Soir 24/03/2010

05.12.2009

le T shirt de livreos.com

Pour celles et ceux, écrivains, qui cherchent à se faire éditer sans se faire rouler.Tshirt livreos.com.JPGlogo livreos.com N&B.JPG

 

logo livreos.com

L'édition logo livreos.com.JPGgratuite pour les écrivains qui veulent se faire connaître.

21.11.2009

Pour celles et ceux qui voudraient trouver une maison d'édition.

La maison d'édition est gratuite. Pas de risque d'arnaque. Vous mettez votre roman ( polar, thèse, mémoire etc... ) en ligne sur www.livreos.com et, tant qu'il y a un minimum de lecteurs uniques, ça reste sur le site. Le livre papier n'est pas mort. Mais les maisons d'éditions qui vont résister seront de moins en moins nombreuses et de plus en plus concentrées. Alors  la maison d'édition sur internet est une bonne piste. Et s'il n'y a rien à payer, au moins on peut compter que des talents pourront éclore. Actuellement, il y a un roman incroyable de jean marc rivet intitulé "Nébula". Je le conseille.

 

Jordan Matter.JPG

18.02.2007

le film le plus drôle

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le mieux est d'aller voir le teaser là : http://www.elaleph.it/Uncut/video.html

10.02.2007

tarantino

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 très sympa le buzz

08.11.2006

expo Rome decembre 2006

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03.06.2006

Dolce & gabbana

Avenue Montaigne / Parismedium_011306_gabbana.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

medium_011306_dolce.jpgmedium_091205_2.jpgmedium_david017.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Jean est un D&G si si !

C'est Sergio qui me l'a dit. ( ALors si c'est Sergio ....)

 

02.06.2006

Culture gay et metrosexuelle

j'aime bien ce titre, ça fait intellectuelle.

Mais en voyant certains clichés de Marina DUT, je me pose des questions sur l'héterosexualité de certains hommes qu'elle photographie. A mon avis, ils sont gays. Et pourtant non ( pour certains ) alors je me suis plongée dans des sites et voilà ce que j'en ai ressorti. C'est le jeu des 7 erreurs. Qui est gay, qui ne l'est pas

medium_a7.jpg

oui

 

 

 

medium_070705_tshirt2.jpgPas de doute !

 

medium_marina_dut_light.2_jpg.jpg

 

 

 

 

 

 

 

medium_mapplethorpe31.jpg

J'ai des doutes

 

medium_101905_hdm3_a.jpgrien ne le dit

 

 

 

 

medium_jeffgallerylink.jpg

 

ça serait du gâchis et pourtant ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

là, pas de doute. ils aiment s'enculer.

medium_30.jpg

 

 

La beauté féminine est castratrice, c'est ça ?